Agriculture intensive

L'agriculture intensive est caractérisée par l'utilisation massive d'intrants (produits, matériels). Elle repose sur une mécanisation poussée et l'usage d'engrais chimiques, de pesticides, fongicides, herbicides…afin de maximiser la production.

Ce mode de production assure un rendement des cultures important, ce qui permet de nourrir une population mondiale toujours plus nombreuse ; mais il met en péril la biodiversité et la santé humaine, en étant responsable de la pollution des sols, des nappes phréatiques et cours d'eau souterrains.

Les eaux polluées par les substances chimiques et organiques utilisées dans l'agriculture intensive s'infiltrent dans le sol, ruissellent, pour atteindre les nappes phréatiques, les cours d'eau souterrains et les rivières avoisinantes.

Le traitement des eaux polluées par les nitrates et les produits phytosanitaires notamment est très coûteux, et son efficacité est limitée. Le traitement des eaux ne peut pas anéantir toutes les substances chimiques ou organiques utilisées dans l'agriculture intensive, qui se retrouvent au final dans l'environnement.

L'eau est durablement polluée, dégrade voire détruit la biodiversité présente dans les sols et les cours d'eau, et ne peut pas être consommée par l'homme sans être traitée, sous peine de maladies hydriques graves, qui peuvent s'avérer mortelles.

L'agriculture intensive contribue à la désertification des sols. Les haies, les petits bois, les talus, les prairies sont détruits pour favoriser la plus grande surface agricole possible : mais ils contiennent une riche et essentielle biodiversité, et leur éradication est également responsable de fortes inondations, car les barrières naturelles au ruissellement des eaux n'existent plus

De plus, les besoins de plus en plus importants en surface agricole contribuent à la déforestation.

Le recours à l'agriculture intensive apparaît cependant indispensable, notamment afin de contribuer à la résolution de la crise alimentaire mondiale qui sévit depuis 2007. Elle doit cependant être utilisée avec la perspective durable de nourrir le plus grand monde, et non de réaliser un maximum de profit au détriment de l'environnement et des pays en voie de développement.

En effet, les exploitations pratiquant ce type d'agriculture appartiennent majoritairement à de grands propriétaires terriens, qui perçoivent des subventions agricoles élevées pénalisant les pays en voie de développement, et dont l'activité défavorise voire anéantit les petits paysans et les cultures vivrières.

L'alternative écologique à l'agriculture intensive est l'agriculture biologique. L'agriculture raisonnée représente un entre-deux, car elle s'autorise l'utilisation de produits phytosanitaires mais de façon raisonnable, uniquement s'ils s'avèrent vraiment indispensables, et privilégie les traitements biologiques.



  • 16/03Les étudiants mangent mal
    L'Union Nationale des Mutuelles Etudiantes Régionales (USEM) a mené une enquête sur l'alimentation des étudiants. Les mauvaises habitudes alimentaires sont très présentes chez les étudiants, faute de temps ou d'argent : pas de petit-déjeuner, collations grasses et sucrées, grignotages et sandwichs...
  • 16/03Régionales 2010 : la création d'un vice-président au développement durable pourrai...
    L'association de défense de l'environnement WWF interpelle les candidats aux élections régionales sur la nécessité de créér dans chaque région, un poste de premier vice-président en charge du développement durable.
  • 15/03La taxe carbone sera-t-elle mise en place en France ?
    Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy revient sur son intention d'instaurer la taxe carbone en France dès le mois de juillet prochain. Il a annoncé dans un entretien au Figaro qu'il préférait finalement attendre la mise en place d'une taxe carbone au niveau européen.
  • 12/03Suicide : France Télécom accusé d'homicide involontaire
    Un employé de France Télécom s'était suicidé en août 2009 dans le département du Doubs. Une enquête de l'inspection du travail sur cette affaire a conclu à une grave responsabilité de l'opérateur : un "homicide involontaire par imprudence".

Événements développement durable