Le réchauffement climatique multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes : les catastrophes d'origine naturelle seraient décuplées à cause de l'augmentation de température sur la terre et dans les mers.
Cyclones, ouragans, sécheresse, inondations, tempêtes ont vu leur intensité progresser de façon significative cette dernière décennie, et cette progression est une conséquence directe du réchauffement planétaire, selon l'avis de nombreux scientifiques.
En 2007, plus de 500 catastrophes naturelles ont été recensées dans le monde, soit une progression de 20 % par rapport à l'année précédente.
Au cours de la dernière décennie, de 1997 à 2006, le nombre de catastrophes a augmenté de 60 % par rapport à la période 1987-1996, soit de 4241 à 6 806 catastrophes.
On constate entre 70 et 90 cyclones par an dans le monde et ce chiffre est resté stable : mais selon une étude du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), les cyclones sont d'une intensité supérieure (plus de cyclones d'intensité 4 ou 5, accompagnés de vents de plus de 200 km/h).
Depuis 2004, une très forte saison cyclonique est constatée par les météorologues : Katrina à la Nouvelle Orléans, Rita dans le Golfe du Mexique, Wilma dans la mer des Caraïbes, Sidr au Bangladesh, Nargis en Birmanie... La liste des cyclones de forte intensité et très dévastateurs est longue ces dernières années.
Les catastrophes naturelles sont de plus en plus meurtrières. 600 000 décès sont à déplorer sur la période 1987-1996 ; ils sont 1,2 millions entre 1997 et 2007.
Cette augmentation est due à l'intensification des catstrophes naturelles et à l'accroissement de la population vivant dans les régions côtières : 250 millions de personnes par an sont touchées par les inondations et les destructions liées aux phénomènes météorologiques très violents sur les côtes.



