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La pollution de l'air réduit la croissance des foetus

Publiée le 25 juin 2009 à 04:44 dans Actualité de la santé

Une étude menée par des chercheurs de l’Unité mixte Inserm-Université de Grenoble publié dans la revue Environmental Health Perspectives, révèle que l'exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques pourrait nuire à la croissance du foetus.

Femme enceinte

280 femmes enceintes ont porté en milieu de grossesse un dispositif permettant de mesurer le niveau de benzène dans l'air ambiant. La croissance de leur foetus a été suivie à la fin de chaque trimestre de grossesse ainsi qu'à à la naissance.

Ce dispositif a permis aux chercheurs d'obtenir des données sur l'exposition de ces femmes à la pollution de l'air, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur (domicile, lieu de travail, transports). Une première étude menée par la même équipe avait aboutit aux mêmes conclusions, mais n'avait pris en compte que les polluants de l'air extérieur.

"Il s’avère que l’exposition aux polluants de l’air est associée à une diminution du poids de l’enfant à la naissance ainsi qu’à une diminution de son périmètre crânien" conclut l'étude. L'effet sur le périmètre crânien du foetus "était manifeste dès la fin du deuxième trimestre de grossesse" attestent les chercheurs.

Les conséquences à long terme d’une altération de la croissance foetale sont encore mal connues. Selon les chercheurs, elle pourrait être le marqueur d’un risque accru de troubles de la santé dans l’enfance, voire à l’âge adulte.

Le mélange de nombreux polluants atmosphériques, qui comprend des centaines de composés dont le benzène est un marqueur, serait à l'origine de ce retard de croissance. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les composés organiques volatils et les métaux, à la fois sous forme de gaz et de particules en suspension, sont pointés du doigt.

Ces particules fines peuvent pénétrer les poumons et atteindre les alvéoles pulmonaires pour passer ensuite dans la circulation sanguine maternelle.

"Les mécanismes biologiques par lesquels ces polluants atmosphériques pourraient altérer la croissance du foetus n’ont pas encore été identifiés" déclare l'étude. Ces derniers testent notamment l’hypothèse selon laquelle "la pollution atmosphérique serait capable de perturber les fonctions endothéliales ou cardiovasculaires de la femme enceinte, ce qui pourrait limiter les échanges entre la mère et le foetus, et donc altérer la croissance de ce dernier".

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