Accessibilité Aller au contenu Gaspillage alimentaire : les supermarchés n'auront plus le droit de jeter de la nourriture ?

Gaspillage alimentaire : les supermarchés n'auront plus le droit de jeter de la nourriture ?

Publiée le 14 avril 2015 à 13:20 dans Actualité de l'eau et de l'alimentation

Alors que les sénateurs ont autorisé il y a quelques jours les supermarchés à distribuer les invendus alimentaires à des associations, un rapport de l'ancien ministre de l'agroalimentaire Guillaume Garot vient s'attaquer au gaspillage alimentaire en général.

Gaspillage alimentaire : les supermarchés n'auront plus le droit de jeter de la nourriture ?

Les Nations Unies estiment que du champ à l'assiette, un tiers des denrées alimentaires produites sont jetées dans le monde. 

En France, c'est entre 20 et 30 kg de nourriture par personne et par an qui termine à la poubelle, selon le ministère de l'agriculture. De la production à la consommation, 12 à 20 milliards d'euros seraient gaspillés annuellement en France.

Le gouvernement s'est fixé comme objectif de réduire de 50 % le gaspillage alimentaire d'ici 2025.

Le rapport de Guillaume Garot vient d'être rendu au ministre de l'agriculture Stéphane le Foll et à la ministre de l'écologie Ségolène Royal. "L'alimentation n'est pas une marchandise comme les autres. Il faut tout faire pour ne plus jeter. C'est un scandale éthique et aussi une question de pouvoir d'achat" a déclaré l'ancien ministre de l'agroalimentaire à l'AFP.

Mieux gérer les stocks et donner

Le rapport préconise d'interdire à la grande distribution de jeter les denrées alimentaires et condamne la pratique de déverser de l'eau de javel sur les aliments jetés, afin de les rendre impropres à la consommation.

Des mesures pour améliorer la gestion des stocks et des rayons sont proposées, notamment la mise en place de rayons proposant des produits approchant la date de péremption, vendus à des prix cassés.

Les supermarchés devront passer des conventions avec les associations pour mettre en oeuvre le don alimentaire de façon systématique.

Pour les aliments qui ne sont plus consommables par les hommes, il s'agit de créer une filière afin qu'ils soient valorisés dans l'alimentation animale ou dans une usine de méthanisation.

Concernant les producteurs, Guillaume Garot préconise, en cas de surproduction, une défiscalisation pour le don alimentaire qui concernerait toutes les filières agricoles, ce mécanisme étant déjà appliqué pour les producteurs de lait.

Le rapport propose également de mettre en place une Agence nationale anti-gaspillage, afin d'aider à "lever les verrous et les blocages administratifs".

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