Accessibilité Aller au contenu La nappe phréatique de la Crau polluée par la rupture de l'oléoduc

La nappe phréatique de la Crau polluée par la rupture de l'oléoduc

Publiée le 14 septembre 2009 à 06:40 dans Actualité de la pollution et des accidents d'entreprises

La rupture de l'oléoduc début août dans la réserve naturelle de la Crau a non seulement souillé 5 hectares de terres irremplaçables, mais elle a également pollué la nappe phréatique avoisinante.

Pollution marée noire de pétrole

La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé la pollution de la nappe phréatique annoncée par la Société du Pipeline Sud-Européen (SPSE), responsable de la surveillance et de l'entretien de l'oléoduc qui s'est rompu. SPSE appartient pour 50 % à Total et 50 % à Exxon.

Les travaux de dépollution du sol contestés

Le chantier de la dépollution des 5 hectares de terres en surface souillées par les 4 millions de litres de pétrole se poursuit.
36 000 tonnes de terres polluées doivent être extraites, nécessitant les allers et venues de 1600 camions en plein coeur de la réserve naturelle.

Les méthodes de dépollution pratiquées par la SPSE sont très critiquées par les responsables de la réserve naturelle et les associations de défense de l'environnement.

"Actuellement la circulation se fait de manière désordonnée : les engins roulent et écrasent végétaux et animaux sur plus de 13 ha de milieu naturel protégé. Aucune voie d’accès n’a été définie en accord avec la Réserve Naturelle" explique France Nature Environnement (FNE).

Le réseau d'associations de protection de l'environnement déplore que la société "ne donne pas toutes les informations nécessaires au bon déroulement de l’opération", que "les journalistes se sont vus refuser l’accès au site par la SPSE" et souligne que "l’essentiel des informations en circulation n’ont qu’une seule et unique source : le service communication de la société".

La nappe phréatique touchée par les hydrocarbures

Les prélèvements effectués dans la zone polluée "font état d'une présence avérée d'une pollution de la nappe phréatique par les hydrocarbures" a expliqué la préfecture, ajoutant que les travaux de dépollution débuteront prochainement.

Les puits à usage agricole, présents à 2 kilomètres de la zone souillée ne sont pas touchés par les hydrocarbures. "De la même manière, aucune anomalie n'a été détectée dans les captages d'eau potable, très éloignés de la zone polluée. La surveillance des puits agricoles et de ces captages se poursuit avec une attention accrue" a ajouté la préfecture.

La secrétaire d'Etat à l'écologie Chantal Jouanno a rencontré la semaine dernière les dirigeants des industries chimiques et pétrolières. A l'issue de cette réunion, ces derniers se sont engagés à "améliorer la sécurité en renforçant les contrôles et la maintenance des installations vieillissantes". Un engagement qui ne sera pas pris à la légère par les associations de défense de l'environnement.

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