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Le PNUE appelle à investir dans le captage et le stockage du CO2

Publiée le 05 juin 2009 à 07:21 dans Actualité du climat et de l'air

Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) estime que le captage et le stockage naturel du carbone, via les forêts, les mangroves et les tourbières peut jouer un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Forêt et lac

Un récent rapport du PNUE prône une augmentation des investissements dans la conservation, la réhabilitation et la gestion des forêts, tourbières, sols, mangroves et autres écosystèmes afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Les forêts, des puits de carbone

Les forêts tropicales constituent les plus grosses réserves de dioxyde de carbone (CO2) de la Terre : elles absorbent en moyenne par année 15 % des émissions de CO2 d'origine anthropique.

14,8 millions d'hectares de forêt tropicale sont détruites chaque année et on estime que la déforestation représente 1/5 des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Selon le PNUE, si le taux de déforestation est réduit de moitié à l'horizon 2050 (en gardant le même rythme d'ici 2100), les émissions de CO2 diminueraient de 50 Gigatonnes au cours du siècle.

Les tourbières sont les puits de carbone terrestres les plus performants : elles séquestrent en moyenne 1400 tonnes de carbone par hectare. La restauration des tourbières et la reforestation peuvent réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre mondiales.

Investir dans la biosphère

"Des dizaines de milliards de dollars sont consacrés au captage et au stockage du carbone dans les centrales thermiques et à l'enfouissement du CO2 sous terre ou au fond des océans" déclarait le secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE Achim Steiner.

"Mais peut-être, la communauté internationale néglige-t-elle une méthode éprouvée dont l'efficacité ne s'est jamais démentie au cours des millénaires, la biosphère. Selon certaines estimations, les systèmes vivants de la terre seraient capables de séquestrer plus de 50 gigatonnes (Gt) de carbone au cours des prochaines décennies" ajoute-t-il.

Non seulement, l'investissement dans la biosphère contribuerait à lutter contre le réchauffement climatique, "mais aussi peut procurer d'autres avantages économiques, environnementaux et de développement grâce à l'amélioration des réserves en eau, la stabilisation des sols et la préservation de la biodiversité avec de nouveaux emplois verts dans la gestion et la conservation des ressources naturelles" précise Achim Steiner.

Un investissement qui devra être considéré lors de la réunion de Copenhague en décembre prochain, où devra être entériné un accord international de lutte contre le réchauffement climatique.

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