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Le réchauffement climatique tue 300 000 personnes par an

Publiée le 01 juin 2009 à 08:13 dans Actualité du climat et de l'air

Le réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques sont d'ores et déjà omniprésents. Selon un rapport du Forum humanitaire mondial, présidé par Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations Unies, il tue 300 000 personnes par an.

Désert aride

L'étude du Forum humanitaire mondial est la première à avoir mesuré les conséquences mondiales du réchauffement climatique.

Ce sont les pays du Sud, et les 325 millions de personnes les plus pauvres du monde qui sont les plus touchés par le changement climatique. Ouragans, cyclones, inondations, pluies torrentielles, vagues de sécheresse, élévation du niveau de la mer menacent de nombreux pays et des milliards d'hommes et de femmes.

Le Bangladesh notamment, régulièrement ravagé par des inondations et des cyclones, et l'Ouganda, où les agriculteurs souffrent d'une sécheresse sans précédent font partie des victimes. L'étude rappelle que les 50 pays les moins avancés de la planète ne contribuent que pour 1 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

Selon l'étude, le réchauffement climatique est déjà responsable de 300 000 morts par an, majoritairement des victimes de la faim et de la malnutrition provoquées par les catastrophes climatiques extrêmes et la dégradation de l'environnement. Le nombre de décès résultant du climat est évalué pour 2030 à 1 million par an.

Le réchauffement climatique est "la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps" a déclaré Kofi Annan.

Le changement climatique coûte 125 milliards de dollars, soit 90 milliards d'euros chaque année et ce montant devrait évoluer vers 300 milliards de dollars à l'horizon 2030.

Kofi Annan a rappelé l'importance d'un accord international ambitieux sur le réchauffement climatique lors du Sommet de Copenhague en décembre prochain. "L'alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse, et des morts en masse", a-t-il rappelé lors d'une conférence de presse à Londres.

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