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Climat : pas de montant d'aide de l'UE aux pays en développement

Publiée le 30 janvier 2009 à 10:09 dans Actualité du climat et de l'air

La Commission Européenne a présenté un texte sur les objectifs européens en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Aucun chiffre n'a été donné concernant la contribution aux pays en voie de développement, afin de les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Réchauffement climatique

L'Union Européenne a rappelé ses objectifs de stabilisation du réchauffement climatique à 2°C, et de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. Pour atteindre ces objectifs, les investissements des pays membres devraient avoisiner les 175 milliards d'euros d'ici 2020.

Le texte présenté par la Commission européenne déclare que "tous les pays en développement, sauf les plus pauvres, devraient adopter des stratégies de développement à faible émission d'ici 2010".
Ces stratégies pourront se réaliser par des projets domestiques et par le recours aux différents mécanismes du marché du carbone. Mais aucun montant d'aide n'a été mentionné par l'Union Européenne, alors que le chiffre de 28 milliards avait été évoqué auparavant : un recul déploré par les associations, qui souhaitaient des garanties incitant les pays en voie de développement à s'engager dans la lutte contre le réchauffement du climat.

La contribution financière, dédiée à l'aide aux pays en voie de développement pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre ou le développement des énergies propres sera au cœur de l'accord international de lutte contre le changement climatique qui devra être établi en décembre 2009 à Copenhague.

"La Commission nous abreuve de chiffres. Mais quand il s’agit de parler concrètement de contribution financière des pays industrialisés … on ne trouve plus un seul chiffre !", déplore Damien Demailly, chargé du programme énergie Climat au WWF-France. "Le chiffre de 28 milliards qui figurait dans la première mouture était certes insuffisant, mais il avait le mérite de lancer la discussion" ajoute-t-il.
Greenpeace regrette également que la Commission ait "fait machine arrière à la dernière minute en retirant toute mention chiffrée".