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Emploi : un plan d'urgence contre le chômage des jeunes

Publiée le 24 avril 2009 à 13:40 dans Actualité de l'emploi

Nicolas Sarkozy a présenté un plan d'urgence pour réduire le chômage des jeunes, qui a dépassé les 20 % fin 2008. Renforcement de contrats aidés, baisse des charges ou prime pour les entreprises. Rien de nouveau, selon l'opposition.

Pôle emploi

"Le chômage des jeunes n'est pas une fatalité. Même si les jeunes ont moins d'emploi chez nous que chez les autres" a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une visite au centre de formation de Veolia environnement.

En France, le chômage des jeunes de 15 à 24 ans est l'un des plus élevés des pays de l'OCDE. A ces mauvais résultats s'ajoute la crise, qui touche en priorité les plus jeunes et les moins qualifiés.

Le gouvernement a décidé de mettre en place un plan pour lutter contre le chômage des jeunes, financé par 1,3 milliard d'euros qui seront prélevés du Fonds d'investissement social, créé après la réunion sociale du 18 février dernier. Ce fonds totalise 1,9 milliards d'euros.

Le chef de l'Etat a décidé de miser sur l'alternance, avec pour objectif la création de 35 000 contrats en apprentissage et 30 000 contrats de professionnalisation supplémentaires. Henri Proglio, PDG de Veolia, s'est vu confier la mission de faire signer une "charte de l'alternance" aux chefs d'entreprises. Nicolas Sarkozy veut atteindre le recrutement de 320 000 apprentis, contre 285 000 aujourd'hui.

Les entreprises qui embaucheront un jeune en alternance bénéficieront d'un dispositif "zéro charge". Les PME de moins de 50 salariés toucheront une prime de 1 800 euros par apprenti embauché. Les stagiaires devront désormais être rémunérés au bout de 2 mois de travail, au lieu de 3 mois aujourd'hui.

La formation des jeunes est également au coeur du dispositif. 50.000 jeunes inscrits à Pôle Emploi devront bénéficier en septembre 2009 d'un programme d'accompagnement et de formation, qui sera en partie financée par les régions.

"On fait du neuf avec du vieux" a déclaré à propos de ce plan la secrétaire du parti socialiste Martine Aubry ; au parti communiste, on dénonce "l'archaïsme" des réformes.
Même point de vue chez les Verts, où la secrétaire nationale Cécile Duflot regrette "un goût de remâché" : elle propose de fusionner les dispositifs existants "aux résultats médiocres", tels que les bourses, l'APL, les allocations familiales... dans un revenu d'autonomie pour les 18-25 ans, ce qui "éviterait l'échec de jeunes qui doivent arrêter formation ou étude pour gagner leur vie dans des emplois précaires". "Il faut sortir les jeunes de la tutelle et de la précarité dans laquelle le gouvernement les laisse" a-t-elle déclaré. L'extension du RSA pour les jeunes, qui avait un temps été abordé par le Haut Commissaire à la jeunesse Martin Hirsch, n'a pas du tout été évoqué par le chef de l'Etat.

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