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Nappes phréatiques : des réserves d'eau inégales selon les régions

Publiée le 15 mai 2020 à 08:11 dans Actualité de l'eau et de l'alimentation

Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a publié l'état des nappes d'eau souterraines au 1er mai 2020. Les recharges d'eau sont inégales selon les régions.

Nappes phréatiques : des réserves d'eau inégales selon les régions

Les recharges des nappes phréatiques s'achèvent entre mi-mars et mi-avril. Des pluies efficaces et précoces ont permis de générer des niveaux de nappes particulièrement hauts dans certaines régions. 

En avril-mai, la vidange des nappes s'amorce, la tendance est généralement à la baisse. Les déficits pluviométriques enregistrés à partir de mi-mars ont accéléré la vidange des nappes.

"Localement, sur le pourtour méditerranéen, les pluies excédentaires de fin avril ont permis aux niveaux de se stabiliser voire de s’orienter à la hausse. Cependant, la situation reste satisfaisante, avec des niveaux autour de la moyenne à hauts sur une grande partie du territoire. La situation est moins favorable sur les nappes de la plaine d’Alsace, du couloir de la Saône et du Rhône et du Massif Central" souligne le BRGM.

Une situation inégale 

Les nappes ayant les situations les plus favorables sont celles de la craie d’Artois-Picardie et de Seine-Normandie, qui terminent leur période de recharge courant avril avec des niveaux modérément hauts à hauts. La nappe des calcaires du Jurassique de Vendée, les nappes des calcaires du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin angoumois, les nappes alluviales d’Adour-Garonne présentaient des niveaux hauts à très hauts en mars 2020, demeurant modérément hauts à hauts en avril.

Les nappes alluviales de Corse ont bénéficié d’apports conséquents depuis l’été 2019 : leurs niveaux sont en hausse et au-dessus des normales.

En revanche, certains secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux modérément bas à bas par rapport aux moyennes de tous les mois d’avril. Notamment la nappe d’Alsace dont les tendances sont hétérogènes et dont les ouvrages à l’extrême sud restent à des niveaux très bas.

Les nappes des alluvions, cailloutis et couloirs fluvioglaciaires de Bourgogne, du Rhône amont et du Rhône moyen, sont fortement impactées par les déficits pluviométriques successifs depuis 2017. La situation se dégrade et certains secteurs affichent des niveaux très bas nécessitant une surveillance renforcée.

Les nappes du socle et du volcanisme du Massif Central, en Auvergne et en Limousin accusent des déficits pluviométriques et sont modérément bas voire très bas, sur le bassin amont de la Loire.

Les importantes pluies du mois de mai devraient permettre une stabilité de la situation, voire le niveau de certaines nappes progresser.

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