Accessibilité Aller au contenu Puissante réplique du séisme en Haïti

Puissante réplique du séisme en Haïti

Publiée le 21 janvier 2010 à 06:57 dans Actualité météo et catastrophes naturelles

Une puissante réplique du séisme d'une magnitude de 6,1 sur l'échelle de Richter a de nouveau fait trembler la terre à Haïti et semé la panique chez les haïtiens, traumatisés par ces secousses dévastatrices.

seisme Haïti

A 6h03 du matin heure locale, un nouveau séisme faisait trembler Haïti. La capitale Port-au-Prince, déjà dévastée, ne semble pas avoir subi de de nouveaux dégâts majeurs. Mais les secousses ont achevé de détruire des bâtiments déjà effondrés et ont rendu encore plus difficile les efforts des secours.

Cette réplique du séisme, la plus puissante depuis cette dernière semaine, pourrait avoir endommagé d'autres villages plus éloignés de Port-au-Prince, l'épicentre étant situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale et à seulement 10 kilomètres de profondeur.

Des milliers de personnes se sont précipitées dans la rue, terrifiées. Les haïtiens tentent de fuir en masse la capitale, mais beaucoup n'ont plus d'argent, plus de papiers ou de passeports pour partir, qui sont restés sous les ruines du désastre.

Risque de catastrophe sanitaire

Le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) a déclaré avoir déjà distribué 1 million de repas à 200 000 sinistrés. L'aide humanitaire continue d'arriver, mais l'eau potable manque et le nombre de repas distribués est insuffisant : selon le PAM, il faudrait 100 millions de repas pour les 30 jours à venir. Des scènes de violence et de bagarres se produisent aux alentours des camions de distributions : les haïtiens ont faim, soif et vivent de terribles moments.

Le nombre de morts pourrait s'élever jusqu'à 200 000 et 1,5 millions de sans-abri errent dans les rues. Tous ont perdu un membre de leur famille, un voisin, un ami. La fin des recherches d'éventuels survivants est proche, les chances de retrouver des personnes vivantes sous les décombres étant de plus en plus faibles.

La prise en charge des blessés, qui seraient plus de 250 000, est toujours lente. Le matériel manque encore et les besoins en chirurgie sont énormes. Les médecins et chirurgiens sur place doivent pratiquer beaucoup d'amputations, notamment à cause de la gangrène qui se développe et des conditions sanitaires extrêmes dans lesquelles vivent les blessés. Le risque majeur aujourd'hui est le déclenchement d'une catastrophe sanitaire à cause du manque d'eau potable et de l'absence d'installations sanitaires.

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